jeudi 29 août 2013

Rentrée scolaire : la Caf aux côtés des familles



L’ARS : une prestation très attendue

Comme chaque année, l'allocation pour aider les parents à assumer les frais liés à la rentrée scolaire a été versée à partir du 20 août pour les enfants de 6 à 16 ans nés entre le 1er janvier 1998 et le 31 décembre 2007. Ils sont 43 000 à l’avoir touchée (+ 1,95 %), et devraient être 48 000 à la fin de la campagne, pour un montant versé de plus de 30 millions d’euros


En effet, d’autres allocataires seront concernés dans les semaines qui viennent :
  • pour les enfants nés après le 1er janvier 2008 et scolarisés en CP dès la rentrée, un droit peut être ouvert aux parents sur présentation d’un certificat de scolarité à la Caf
  • pour les jeunes entre 16 et 18 ans considérés à charge (c'est-à-dire, ne percevant pas un revenu mensuel supérieur à 55 % du Smic), un justificatif de scolarité ou d'apprentissage pour l’année 2013-2014 devra être fourni à la Caf. Les parents recevront en septembre une déclaration de situation à compléter et à retourner
Le montant de l’ARS est modulé en fonction de l’âge de l’enfant. Il a été réévalué de 1,2 % cette année :
  •   6-10 ans : 360,47 €
  • 11-14 ans : 380,36 €
  • 15-18 ans : 393,54 €

Les contrats locaux d’accompagnement à la scolarité

Outre le versement de l’ARS, la Caisse soutient les actions développées dans le cadre des contrats locaux d’accompagnement à la scolarité (Clas) afin de renforcer le lien entre les familles et l’école. Avec un montant de prestations de près de 900 000 € par an, elle en est le principal financeur et accompagne ainsi 70 promoteurs agissant auprès d’enfants et de jeunes issus de familles vulnérables pour leur offrir les ressources dont ils ont besoin pour développer leurs compétences

Centres sociaux : deux expérimentations en cours dans les Hauts-de-Seine



Un observatoire des centres sociaux

En réponse à une initiative nationale et avec les autres caisses d’Île-de-France, la Caf des Hauts-de-Seine et la Fédération départementale des centres sociaux ont participé activement à l’expérimentation de Senacs (système d’échanges national des centres sociaux). Il s’agit de recenser l’activité et les caractéristiques principales des centres sociaux des territoires afin de mieux les connaître et de mieux valoriser leur rôle auprès des décideurs et du grand public 

En 2012, seuls les 24 centres adhérant à la Fédération ont été invités à participer à cette enquête. Portant sur l’activité 2011, elle dresse un portrait des centres sociaux des Hauts-de-Seine. On y apprend, par exemple, que 95 % d’entre eux développent des actions sur la parentalité, que 60 % de leurs salariés sont vacataires et qu’on y réalise près de 2 000 heures par an de bénévolat

Tous ces résultats seront publiés très prochainement et largement diffusés dans le département. En 2013, c’est l’ensemble des centres qui sera convié à participer à cette enquête, qui devrait être généralisée à toute la France en 2015

Les pactes de coopération

Situés à l’intersection de nombre de politiques publiques, les centres sociaux sont aidés financièrement par de nombreux partenaires, dont les méthodes de travail, les objectifs et les modalités de financements sont divers

Les Caf, qui agréent les centres, sont incitées à se coordonner avec les autres partenaires du secteur. Dans les Hauts-de-Seine, une réflexion départementale a eu lieu. Elle visait à :
  • reconnaître et promouvoir le mode d’intervention des centres sociaux, en favorisant leur cofinancement
  • promouvoir le pouvoir d’agir des habitants
  • sécuriser les financements et maîtriser les risques financiers, en s’assurant de la faisabilité de leurs projets d’intervention sur la durée de leur agrément
  • réguler l’action publique au profit des quartiers et des habitants "prioritaires", en mettant en cohérence les dispositifs de droit commun et les crédits de la politique de la ville
À l’issue de cette réflexion, une expérimentation est lancée visant à mettre en œuvre, à l’échelle du territoire d’implantation de trois centres sociaux, une convention pluripartenariale d’objectifs et de moyens locale avec les partenaires institutionnels qui les soutiennent, en particulier les communes. Elle concerne le centre social Louise Michel d’Asnières-sur-Seine, Europe Île Marante (EIM) de Colombes et La traverse de Nanterre

mercredi 28 août 2013

Fraude sociale : la Caf mobilisée


Outil incontournable pour sécuriser économiquement la vie des familles, la Caf se doit de vérifier qu’elle verse à chaque allocataire les prestations auxquels il a droit. Depuis quelques années, cette exigence s’est renforcée

La Caf des Hauts-de-Seine, à l’image de l’ensemble du réseau, réalise donc des contrôles de situations plus nombreux et lutte davantage contre les situations de fraude mises au jour

Les contrôles informatiques

Les progrès informatiques accomplis ces dernières années ont permis aux gestionnaires des Caf d’avoir accès à un répertoire national des bénéficiaires, afin d’éviter qu’un allocataire ne perçoivent des prestations dans plusieurs caisses. Par ailleurs, un fichier inter-organismes, le répertoire national commun de la protection sociale, permet également aux gestionnaire-conseil de croiser des données et de détecter des anomalies dans les déclarations reçues. Des échanges de données avec Pôle emploi par exemple sont effectués

Les contrôles sur pièce ou sur place

En matière de contrôle des situations, des études sont régulièrement menées pour connaitre les caractéristiques des cas de fraude détectés, et des ciblages sont réalisés pour contrôler les situations les plus à risque, soit par des demandes de pièces justificatives, soit par un contrôle sur place effectué par un contrôleur assermenté. Ce dernier réalise des visites au domicile des allocataires et des démarches auprès des partenaires (préfecture, Cpam…) pour s’assurer de l'exactitude des déclarations

En 2012, 167 604 contrôles ont été réalisés sur dossier et 3 804 sur place

Un travail collectif et partenarial

En interne, la Caf des Hauts-de-Seine a mis en place une commission pluridisciplinaire avec les services gérant les prestations, la direction financière et comptable, ainsi que le service juridique pour examiner collectivement si les cas suspectés constituent bien des fraudes. Elle décide des actions à réaliser, pouvant aller de l’avertissement à des pénalités, assortis pour les cas les plus graves d’un dépôt de plainte. Certaines situations font l’objet d’échanges en commun avec les partenaires départementaux, qui sont réunis au sein du comité opérationnel départemental anti fraude (Codaf)

mardi 27 août 2013

Obtenir les ressources des allocataires : une priorité pour la Caf


Prestation d'accueil du jeune enfant, aides au logement, allocation de rentrée scolaire, complément familial… les prestations versées par la Caf soumises à condition de ressources sont nombreuses. Aussi, est-il primordial que la Caf dispose des ressources 2012 des allocataires pour éviter des interruptions dans le paiement des prestations début 2014

Pour les obtenir, des échanges d’informations ont lieu avec la direction générale des finances publiques. C’est la raison pour laquelle la Caf incite le plus grand nombre, y compris les personnes non-imposables, à déclarer leurs revenus. En 2012, les ressources de l’année précédente de plus de 480 000 personnes ont ainsi pu être intégrées sans autre démarche de leur part

Cette année, l’échange a eu lieu au cours du mois d’août, et sera complété par un nouvel échange en 2014 pour intégrer d’éventuelles modifications dans les déclarations

Pour tous les allocataires non trouvés dans le fichier de l’administration fiscale, une campagne sera organisée au dernier trimestre pour connaitre leurs ressources 2012. Les allocataires concernés recevront alors un mail les invitant à compléter leur déclaration de ressources sur le caf.fr. Sans adresse mail connue, ils recevront directement une déclaration papier à remplir et à adresser à la Caf

L'exécution rapide de cette formalité est indispensable, faute de quoi, aucun paiement de prestation calculée en fonction des ressources ne peut être effectué

lundi 26 août 2013

L'activité financière de la Caf en 2012

Les comptes de la Caf ont été approuvés par son conseil d'administration le 18 juin 2013. En voici les principaux éléments

Le contexte

Avec 257 529 allocataires, soit 2,34 % de la population allocataire métropolitaine, la Caf des Hauts-de-Seine est une Caf à dominante familiale


Près d'1,7 milliard d'euros dépensé



















Les prestations

1,4 milliard d'euros









L'action sociale

188 millions d'euros

Les dépenses d'intervention : 177 millions 
Les dépenses de gestion : 11 millions

La répartition des aides


Les sources de financement






vendredi 23 août 2013

Les priorités des Caf pour les années 2013 à 2017



Le 9 juillet dernier, les administrateurs de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) ont approuvé la nouvelle convention d’objectifs et de gestion (COG) 2013-2017, donnant mandat à leur président et au directeur général pour signer cette COG avec l’État.
La convention d’objectifs et de gestion de la branche famille porte, pour la période, trois grandes ambitions

Le développement volontariste de services aux familles qui incarnent l’universalité de la politique familiale

La COG intègre une progression annuelle des crédits d’action sociale de 7,5 % sur cinq ans, soit 2 milliards d’euros supplémentaires en 2017 par rapport à 2012

Un fort investissement financier en faveur de l’enfance
Cet investissement financier, soutenant la politique familiale et sociale, permettra de financer, sur la durée de la convention, 100 000 solutions d’accueil collectif pour les jeunes enfants et 100 000 places en accueil individuel

Un rééquilibrage de l’offre de service sur le territoire en accueil collectif
La politique de réduction des inégalités territoriales engagée bénéficiera de crédits dédiés, rassemblés dans des fonds spécifiques, qui viendront majorer les financements de droit commun. Cela se traduit par l’instauration d’un "fonds pour le rééquilibrage territorial enfance" doté de 5 millions d’euros en 2013, et jusqu’à 50 millions en 2017, permettant le renforcement du rééquilibrage dans les communes sous-couvertes en établissements d’accueil du jeune enfant

La progression du développement quantitatif et le rééquilibrage territorial en accueil individuel
Afin d’accompagner ce développement, les crédits d’investissement alloués à la prime d’installation des assistantes maternelles passeront de 8,4 millions d’euros, en 2013, à 10,2 millions d’euros en 2017.
En fonctionnement, un soutien accru au développement des relais assistant(e)s maternel(le)s (Ram) est prévu, afin d’assurer une présence de proximité sur tout le territoire

Des actions dédiées à la jeunesse
Les crédits pour les nouvelles actions des contrats enfance et jeunesse / partie jeunesse, passent de 65 millions d’euros, en 2012, à 200 millions d’euros en 2017 pour l’accueil extrascolaire.
Un "fonds d’accompagnement public et territoires jeunesse", doté de 30 millions d’euros en 2013, est créé afin de poursuivre des projets initiés dans la précédente COG, notamment en faveur des adolescents

Le doublement des crédits dédiés à la parentalité
Les crédits évolueront de 51 millions d’euros, en 2012, à 100 millions d’euros en 2017, afin de développer des services tels que : lieux d’accueils enfants/parents (Laep), réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement de parents (Réaap), médiation familiale, espaces rencontre…

Une politique de service aux allocataires répondant aux nouveaux besoins des familles

La simplification
L’État et la Cnaf s’engagent à parvenir à un encadrement législatif et réglementaire des prestations plus lisible et plus uniforme, à un allègement des pièces justificatives exigées, qui doit permettre une gestion plus efficiente et mieux sécurisée des dossiers, et au développement des échanges de données afin de limiter les démarches incombant aux usagers. Par ailleurs, l’ensemble des procédures existantes pourra faire l’objet de démarches dématérialisées avant la fin 2014

L’accès aux droits
La branche famille renforcera sa politique de paiement "à bon droit". Si les bénéficiaires des prestations ont des devoirs, il convient de veiller à leur accès effectif aux droits. 100 000 "rendez-vous des droits", organisés en fonction des besoins dans chaque territoire, et en partenariat avec les autres institutions impliquées dans la lutte contre l’exclusion, permettront chaque année aux allocataires de bénéficier d’un accompagnement renforcé dans l’accès à l’ensemble de leurs droits sociaux. Plus généralement, le réseau des Caf intensifiera son action pour accompagner les familles quand un événement est susceptible de les rendre plus vulnérables. Ainsi, des parcours dédiés permettront un suivi spécifique de ceux qui en ont le plus besoin

Produire mieux en associant les administrateurs des Caf et de la Cnaf, les équipes de directions des Caf, les agents et les allocataires aux changements

Accroître la capacité de production du réseau des Caf permettra de répondre à l’urgence et de garantir des délais de traitement satisfaisants, en particulier pour les allocataires les plus vulnérables.
Des moyens supplémentaires seront affectés au cours des deux premières années de la convention pour conforter les efforts déjà fournis par les Caf et leurs agents. Sur le plus long terme, dans un contexte de maîtrise de la dépense publique, les effectifs devront évoluer à la baisse, ce qui impose d’une part, une simplification de la réglementation et des processus, et, d’autre part, d’optimiser le fonctionnement en réseau de la branche famille. L’enjeu est de produire mieux, de promouvoir la qualité du traitement des droits et d’assurer le paiement "à bon droit".
Enfin, la convention réaffirme le rôle essentiel d’une gouvernance de qualité investie au service des allocataires





Au plan local, chaque Caf doit désormais préparer son contrat pluriannuel d’objectifs et de gestion (CPOG) la liant avec la Caisse nationale des allocations familiales pour la même période.
Ce contrat s’appuie sur un diagnostic qui identifie les besoins, les axes de développement et les complémentarités d’actions avec l’intervention des partenaires. Un schéma directeur des politiques familiales et sociales, définissant l’offre globale de service de la Caf, visera à préciser le cadre local de mise en œuvre des missions et programmes caractérisant les interventions de la branche famille. Il définira, en complément des objectifs du socle national, une offre locale de service devant permettre de mieux répondre aux besoins des territoires et des familles, d’innover, d’expérimenter.
Tout en préservant les fondamentaux d’une action sociale familiale ouverte à l’ensemble des familles, il est demandé aux Caf d’accorder une attention particulière à celles qui connaissent le plus de difficultés, et ce, dans une démarche de renforcement de l’accès aux droits. Cette approche prendra notamment en compte l’équilibre de l’offre de service entre les territoires et le niveau d’implication des autres partenaires.
Enfin, un plan d’accessibilité aux services prendra appui sur un schéma cadre national, de façon à garantir la convergence des stratégies territoriales de relation de service et l’offre institutionnelle.
Dès sa signature, le CPOG liant la Caf des Hauts-de-Seine et la Cnaf, sera porté à votre connaissance dans ces colonnes ainsi que par le biais d’une communication spécifique

Les allocataires du RSA en Île-de-France au 31 mars 2013

Au 31 mars 2013, le revenu de solidarité active (RSA) est versé par les Caf d’Île-de-France à 367 500 foyers, soit 6,4 % de la population francilienne

De fin décembre 2012 à fin mars 2013, le nombre d’allocataires progresse plus modérément qu’au trimestre précédent. La croissance des effectifs du dispositif est essentiellement le fait de la composante "activité seule" qui enregistre le niveau de bénéficiaires le plus élevé depuis son instauration en juin 2009

Après un repli continu depuis le deuxième trimestre 2011, les effectifs du RSA jeunes repartent à la hausse pour concerner 765 jeunes

La sensibilité des effectifs du RSA socle à la conjoncture économique s’observe pour l’ensemble des départements franciliens, mais de façon inégale

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